19.08.1916: La presse parle de Jean | The Press Speaks about Jean | Jean steht in der Presse

 Peu avant sa blessure, Jean a acquis une certaine notoriété notamment à l’occasion de la défense de Bar-le-Duc en juin. En juillet, le nombre et la diversité des journaux qui relaient l’événement de sa blessure sont impressionnants. Il s’agit aussi bien de quotidiens que d’hebdomadaires, de titres régionaux et nationaux, spécialisés et généraux.  Si la plupart se contente de quelques lignes pour annoncer la blessure puis donner des nouvelles de la santé de Jean de temps à autres,  plusieurs journaux y consacrent des colonnes entières à l’instar du magazine Sporting qui demande une interview à Jean, et du quotidien national le petit journal, très lu, qui publie un article sous la forme d’une interview du père de Chaput.

Les journalistes font tous l’éloge de la robustesse et de la bravoure de Jean, ce qui correspond à un des thèmes de la propagande de guerre : la supériorité de la « race » française. En outre, les journaux parlent beaucoup de la constitution sportive de Jean, dans un contexte où, pour des raisons de santé publique et de vaillance des armées, les idées hygiénistes remportent un franc succès.

La presse se charge aussi de rappeler que les visites au sous- lieutenant Chaput sont interdites et de transmettre les remerciements de la famille Chaput pour toutes les lettres de soutien qu’ils ont reçu. Cela donne une idée de la popularité de l’aviateur.
La famille de Jean Chaput semble avoir souscrit à un abonnement au « Courrier de la presse », entreprise qui se charge d’envoyer à l’abonné les coupures de la moindre publication contenant un mot donné, ici « Chaput ».

 Shortly before his injury, John had achieved a level of notoriety principally from the defence of Bar-Le-Duc in June. By July, the number and range of publications that reported his wounding is staggering. They ranged from dailies, weeklies, national and regional as well as both general interest and more specialized ones. Whilst most are happy to report his injury in a few lines and from time to time provide updates on John’s health time, several newspapers, such as ‘Sporting’ who ask to interview John and the popular national daily ‘le petit journal’ that published an article in the form of an interview with his father, dedicate entire columns to the story.

All the journalists praised John’s robustness and bravery, in line with thewar propaganda policy: the superiority of the ‘French’ race. In addition, the newspapers vaunted John’s sporting constitution in a context where, for public health and military utility, the hygienist’s ideas were finding success.

The press also advised that visits to sub-lieutenant Chaput were forbidden and transmitted thanks from the Chaput family for letters of support they received. This gives an idea of the popularity of the aviator.
It seems that Jean Chaput’s family subscribed to ‘Courrier de la presse’, a company responsible for sending the subscriber clippings of any publication containing a given word, in this case ‘Chaput’.

 Kurz vor seiner Verletzung hatte Jean eine gewisse Berühmtheit (siehe Post) erlangt, insbesondere anlässlich der Verteidigung von Bar-le-Duc im Juni. Die Anzahl und die Verschiedenheit der Zeitschriften, die im Juli über seine Verletzung berichteten, waren beeindruckend. Es handelte sich dabei sowohl um regionale und nationale, allgemeine und fachliche Tageszeitungen und Wochenzeitschriften. Während sich die meisten mit einigen Zeilen über seine Verletzung und gelegentlichen Neuigkeiten über Jeans gesundheitlichen Zustand begnügten, widmeten ihm einige Zeitschriften ganze Kolumnen wie das Magazin Sporting, das Jean um ein Interview bat, und die viel gelesene nationale Tageszeitung Le Petit Journal, die einen Artikel in Form eines Interviews mit Chaputs Vater veröffentlichte.

Sämtliche Journalisten lobten Jeans Robustheit und seinen Mut, die auch in der Kriegspropaganda unter dem Begriff der Überlegenheit der französischen „Rasse“ thematisiert wurden. Außerdem war in den Zeitschriften viel von Jeans sportlicher Konstitution zu lesen und dies in einem Kontext, in dem aus Gründen der öffentlichen Gesundheit und der militärischen Tapferkeit die Meinungen von Hygienikern sehr gefragt waren.

Die Presse weist auch darauf hin, dass Besuche von Leutnant (sous-lieutenant) Chaput untersagt sind und übermittelt den Dank der Familie Chaput für die vielen Unterstützungsschreiben, die sie erhalten hat. Dies vermittelt einen Eindruck von der Popularität des Fliegers.
Jeans Familie scheint den Courrier de la presse abonniert zu haben, der dem Abonnenten Ausschnitte sämtlicher Veröffentlichungen übermittelt, die ein bestimmtes Wort – in diesem Falle „Chaput“ – enthalten.

Jean Chaput

Jean Chaput

Jean Chaput naît à Paris le 17 septembre 1893 ; son père, Henri, est un éminent chirurgien de l’hôpital Lariboisière. De 1905 à 1907, il reçoit une éducation sportive de haut niveau en Angleterre.
Encore étudiant à la mobilisation, il entre au service actif le 17 août. Intégré dans l’aviation, il reçoit son brevet militaire à Avord, le 21 novembre sur Voisin.
Arrivé au front à l’escadrille C 28 le 17 février 1915, il est rapidement promu caporal puis sergent. Il est nommé sous-lieutenant le 25 mars 1916 puis lieutenant le 1er avril 1918, et, dix jours après, il reçoit le commandement de l’escadrille S 57.
Blessé lors de combats aériens à plusieurs reprises, il est mortellement atteint le 6 mai 1918, près de Welles-Pérennes, dans l’Oise.

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