17.09.1914: Jean a 21 ans | Jean Is 21 Years Old | Jean wird 21 Jahre alt


Transcription:
 

[P. 1]
Fédération Aéronautique
Internationale
France
Pilote-Aviateur

[P. 2]
Fédération Aéronautique
Internationale
France

Nous soussigné, pouvoir sportif
reconnu par la Fédération
Aéronautique Internationale
pour la France, certifions que:

Mr Chaput Jean
Né à Paris
le 17 septembre 1893
ayant rempli toutes les conditions
imposées par la F.A.I. a été breveté:
Pilote-Aviateur

À la date du 3 août 1914
Commission sportive aéronautique [au tampon encreur]

Le président
[signature illisible]

 
[P. 3]
Signature du titulaire
J. Chaput
N°. du Brevet : 1718

 
[P. 4]
Les agents de la force publique,
les autorités civiles et militaires
sont priés de vouloir bien prêter
aide et assistance au titulaire
du présent titre.

Le brevet de pilote aviateur décerné par la Fédération Aéronautique Internationale au jeune Jean Chaput, sous le numéro 1718, est daté du 3 août 1914, jour de la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France. L’enrôlement du jeune Chaput dans l’aviation arrive quelque jour plus tard, le 17 août. Aussi, au moment de son anniversaire, le 17 septembre 1914, un mois sous les drapeaux s’est écoulé pour cette nouvelle recrue.

Un mois de prise de conscience. Après des moments de relative insouciance, les nouvelles arrivent du front et Chaput se rend compte de la réalité de la guerre, avec ses destructions et ses morts. Le 11 septembre, par exemple, parti en voiture emmener un ordre, il traverse des villes désertes « de place en place/des maisons brulées. des /carcasses de cheval. les champs /paraissent intacts. les réserves / de paille aussi mas les /poteaux teleg. [sic] arrachés.Encore une fois, son espoir de « rencontrer qq [abrégé pour quelques] Bosch [sic]» est déçu : ils rentrent « bredouille ». Au retour, le lendemain, la mort et ses corollaires sont à nouveau bien présents : il note sur son carnet : « nombreux/ cadavres allemands – puanteur. ».

Der Pilotenschein, den die Fédération Aéronautique Internationale dem jungen Jean Chaput unter der Nummer 1718 ausgestellt hat, ist auf den 3. August 1914 datiert, also auf den Tag der Kriegserklärung Deutschlands an Frankreich. Wenige Tage später, am 17. August, wird Chaput eingezogen. Dies bedeutet, dass Chaput an seinem 21. Geburtstag, dem 17. September, erst seit einem Monat in den Streitkräften dient.

Doch in diesem Monat wurden ihm die Augen geöffnet. Nach anfänglicher Unbekümmertheit beginnt Chaput ein Bewusstsein für diesen Krieg zu entwickeln: Durch die Neuigkeiten von der Front, die zahlreichen Zerstörungen und durch die toten Menschen. So fährt er beispielsweise am 11. September beim Überbringen eines Befehls durch verlassene Städte: „von Ort zu Ort/ niedergebrannte Häuser/ Pferdekadaver. Die Felder/ sehen intakt aus. Die Ballen/ Stroh jedoch auch die/ niedergerissene Telefonmasten.“ Sein Wunsch endlich einmal auf „Boschs“ [Deutsche] zu treffen geht wieder einmal nicht in Erfüllung und sie kehren „mit leeren Händen“ zurück. Als er am nächsten Tag zurück zu seiner Einheit fährt, ist seine Notiz zur allgegenwärtigen Präsenz vom Tod folgende: „viele/ Leichen deutscher Soldaten – Gestank.“

 
Transkription:
 

[S. 1]
Fédération Aéronautique
Internationale
Frankreich
Pilot-Flieger

 
[S. 2]
Fédération Aéronautique
Internationale
Frankreich

Wir, die Unterzeichnenden, anerkanntes Ausführungsorgan
der Fédération Aéronautique Internationale, bestätigen, dass:

Herr Chaput, Jean
geboren in Paris
am 17. September 1893

durch Erfüllen aller Anforderungen,
die von der FAI gestellt wurden, die Lizenz zum
Piloten erworben hat.

Am 3. August 1914.
Komitee des Flugsports [Stempel]
Der Präsident
[unleserliche Unterschrift]

 
[S. 3]
Unterschrift des Inhabers
J. Chaput
Nummer der Lizenz: 1718

 
[S. 4]
Die öffentlichen, zivilen und militärischen Autoritäten werden gebeten dem Inhaber dieses Scheins Schutz und Hilfe zu gewähren.

The pilot license awarded by the Fédération Aéronautique Internationale to the young Jean Chaput, under the # 1718, dates back from the 3rd of August 1914, the day of the declaration of war by Germany to France. Chaput is enrolled some days later, on the 17th of August. That means that at the time of his birthday, on the 17th of September, he has spent only one month in the army.

An eye-opening month indeed. After having been initially quite a bit care free, Chaput has now a growing consciousness of what the war is all about; the news from the front line, the devastation, the dead people. On the 11th of September, for example, Chaput is away to transmit an order by car which makes him drive into deserted towns. “from place to place/burned houses/dead horse carcasses. The fields/look intact. The stocks/of straw but also the/ripped telephone poles.” Once again his wish to meet a few “Bosch” is dashed: they come-back “empty-handed”. When driving back to his unit, the next day, the death and all that goes with it are what he notices : “a lot of/ German soldiers corpses – stench.”

 
Transcription:
 

[P. 1]
Fédération Aéronautique
Internationale
France
Pilot-Aviator

 
[P. 2]
Fédération Aéronautique
Internationale
France

We, undersigned, sport’s authorities,
recognized by the Fédération
Aéronautique Internationale, certifies that:

Mr Chaput Jean
Born in Paris
On the 17th of September 1893
having fulfilled all conditions
imposed by the FAI, obtained the license of

Pilot Aviator
on the 3rd of August 1914
Aeronautics’ Sport Committee [inking-pad]
The President
[illegible signature]

 
[P. 3]
Holder’s Signature
J. Chaput
Number license: 1718

 
[P. 4]
The Civil. Naval and Military
Authorities including the
Police, are respectfully requested
to aid and assist the holder
of this Certificate.


Jean Chaput

Jean Chaput

Jean Chaput naît à Paris le 17 septembre 1893 ; son père, Henri, est un éminent chirurgien de l’hôpital Lariboisière. De 1905 à 1907, il reçoit une éducation sportive de haut niveau en Angleterre.
Encore étudiant à la mobilisation, il entre au service actif le 17 août. Intégré dans l’aviation, il reçoit son brevet militaire à Avord, le 21 novembre sur Voisin.
Arrivé au front à l’escadrille C 28 le 17 février 1915, il est rapidement promu caporal puis sergent. Il est nommé sous-lieutenant le 25 mars 1916 puis lieutenant le 1er avril 1918, et, dix jours après, il reçoit le commandement de l’escadrille S 57.
Blessé lors de combats aériens à plusieurs reprises, il est mortellement atteint le 6 mai 1918, près de Welles-Pérennes, dans l’Oise.

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