17.07.1917: Bernard’s Royal Visit | Bernard et la visite royale | Bernard bekommt königlichen Besuch

Transcription:
 

[P. 1]
Quirk Manor 17.7.17

Dear Old Dad,

The cake and ultimatum have arrived,
hence this. The cake was good, please thank
the manufacturer, and tell her I will write off
a dish of letter soon. I got caught good, and
proper, a few days ago it will make you laugh!
I received an invitation to tea from the nurses at
the local C.C.S. so ofcourse {sic} accepted prompt
like, and duly turned up. After tea there was
a general thrill went round on hearing of H.M. visiting
Corps Cleaning Dressing Station opposite, so in

 
[P. 2]
company with a couple of Docs & about forty
sisters, I went to the edge of the camp to see
him pass. Out he came from the Dressing Station
to his car, with a small groupe of his staff.
However on seeing the sisters he abandoned the
car, and came over to us. One of his staff
called for the senior amongst us  and one of the
Docs.  did the presenting . When he came to me
he enquired if I was a patient, and on my
telling him I was a visitor only he chuckled,
and asked where the ‘drome was, remarking on
how thoroughly bad the Huns had been in
destroying that particular part of the country!!
I thought he was going to say something about…

 
[P. 3]
our Flying Corps again but he didn’t! I never saw him
looking better, and ofcource {sic} he won the sisters’ hearts
atonce {sic} with his cheery manner. I know he made me feel I’d
cheerfully charge the whole blooming Circus if he wanted me to.
It is good to fight for him Dad.

My garden is a roaring success, and a regular blaze of
colour.  Sweet peas, nasturtiums, Virginia stock,  some tiger
lilies, cornflowers, & marigolds, fill the air with stink &
colour. I’ve got a fence round it to keep people off , & two
gates, and brick paths. It’s darned good I wish you could

 
[P. 4]
see it. The Dictis lawn is popular as ever,
and I have half the flight sitting in the
“grounds”, or playing Dictis, every evening
when work slacks off.  My dog Quirk
has grown quite big, and makes a splendid
watchdog.  Did I tell you I saw Johnny tother {sic}
day? He is in 48. Tiddys ole {sic} squadron.

I flew a Bristol Fighter a few days ago. By
jove she is a ripping machine. Did you see
the announcement in the Times of Gossage’s engagement
my CO? Also my M.C.  By the way
that’s two more letters  to add to my address.

Best of love. Keep smiling.

Bernard.

 Bernard’s meeting with King George V clearly left an impression on him. With pride he writes “it is good to fight for him Dad“.  Keeping up morale both on the front lines and back at home was incredibly important for the war effort. Bernard describes how a “thrill went round on hearing of H.M. visiting“. Bernard’s brief conversation with the King is retold to his father with excitement as he recalls his “cheery manner” which “won the sisters hearts atonce“{sic}.

King George V made many visits to hospitals and casualty stations and it became very important that he was seen by his people during the war. He was one of the first monarchs to engage in this way with the troops and the public and the impact of this was significant. Despite the terrible loss of life and the perilous tasks that pilots such as Bernard undertook many men were proud to fight for their King and country. The threat from the enemy was very real and it became more than just a duty to continue to fight. It was a huge boost for morale to receive a visit from the King or a member of the Royal Family as Bernard here shows, “I know he made me feel I’d cheerfully charge the whole blooming Circus if he wanted me to.”

The Bristol F.2 Fighter was a twin-seat biplane that developed in 1916 as both a fighter and a reconnaissance aircraft. Bernard’s first flight in a Bristol would be the first of many as this type of aeroplane was quickly rolled out across the RFC and to all fighter-reconnaissance squadrons. The first Bristol Fighters were sent out to No. 48 Squadron in the spring of 1917 and in their early operational period they were flown during the Bloody April offensive. This led to some doubts about the effectiveness of the plane however it was soon realised that the Bristol was a robust and ‘ripping machine’ that proved to have both the agility and versatility for offensive patrols, aerial reconnaissance and ground attacks. The Bristol continued to be used until 1932.

 

CCS: Casualty Clearing Station

Dicits: A British lawn game

Rencontrer le roi George V a fait impression sur Bernard. C’est avec fierté qu’il écrit « C’est bon de se battre pour lui papa ». Maintenir le moral, à la fois au front et à l’arrière, était capital pour l’effort de guerre. Bernard décrit comment un « frisson général s’est répandu en apprenant que Sa Majesté » est en visite. La brève conversation entre Bernard et le roi est reproduite avec excitation alors qu’il se rappelle de ses « manières gaies » qui ont « instantanément gagné le cœur des sœurs ».

Le roi George V fit de nombreuses visites aux hôpitaux de campagne et il était très important qu’il soit vu par son peuple pendant la guerre. Il fut l’un des premiers monarques à s’engager de cette manière avec son peuple et l’impact fut significatif. En dépit des lourdes pertes et des missions périlleuses entreprises par des pilotes tels que Bernard, beaucoup étaient fier de se battre pour leur roi et leur pays. La menace ennemie était réelle et continuer le combat devint plus qu’un devoir. Recevoir une visite du roi ou d’un membre de la famille royale entrainait une amélioration nette du moral comme le montre Bernard : « Il m’a certainement fait me sentir comme si je pouvais changer tout le sacré Cirque s’il le désirait ».

Le Bristol F.2 Fighter était un biplan à deux places développé en 1916 pour le combat et la reconnaissance. Le premier vol en Bristol de Bernard fut le premier d’une longue série, puisque ce type d’appareil fut rapidement déployé au RFC et à tous les escadrilles de reconnaissance et de combat. Les premiers Bristol Fighters furent envoyés à l’Escadron 48 au printemps 1917 et durant leur période d’essai ils furent pilotés durant la Bataille d’Arras, l’Offensive sanglante d’avril. Des doutes durent émis sur l’efficacité de cet avion, cependant il fut vite évident que le Bristol était robuste et « une machine épatante », à la fois agile et versatile pour des patrouilles offensives, des reconnaissances aériennes ou des attaques au sol. Les Bristol continuèrent d’être utilisés jusqu’en 1932.

 

C.C.S.: Hôpital militaire de campagne anglais

Dictis : Jeu de société anglais

Cirque de Richthofen: Surnom de l’escadrille du Baron Rouge

 
Transcription:
 

[P.1]
Le Manoir Quirk 17.7.17

Mon cher Père,

Le gâteau et l’ultimatum sont arrivés, d’où cette lettre. Le gâteau était bon, remercie sa créatrice, et dis-lui que je lui écrirai une lettre bientôt. Je me suis bien fait avoir il y a quelques jours, cela va te faire rire !
J’ai reçu une invitation à prendre le thé de la part des infirmières au C.C.S. local donc bien sûr  j’ai accepté promptement et suis arrivé à l’heure. Après le thé un frisson général s’est répandu en apprenant que Sa Majesté visitait l’hôpital militaire proche, donc

 
[P.2]
en compagnie d’une paire de docteurs et d’environ quarante sœurs, je suis allé à l’extrémité du camp pour le voir passer. Il est sorti de l’hôpital avec sa voiture, avec des éléments de son personnel. Cependant en voyant les sœurs il a abandonné la voiture, et s’est dirigé vers nous. L’un de ses hommes a appelé le plus vieux d’entre nous et l’un des docs a fait les présentations. Quand il arrivé face à moi il a voulu savoir si j’étais un patient, et quand je lui ai dit que j’étais un visiteur il a seulement gloussé, et a demandé où l’aérodrome se trouvait, en remarquant combien les Boches avaient été méthodiques pour détruire cette partie du pays !!
J’ai cru qu’il allait dire quelque chose à propos de

 
[P.3]
notre Corps aérien à nouveau mais il ne l’a pas fait ! Je ne l’ai jamais vu plus en forme, et bien sûr il a instantanément gagné le cœur des sœurs avec ses manières gaies. Il m’a certainement fait me sentir comme si je pouvais m’attaquer avec gaieté à tout le sacré Cirque de Richthofen s’il le désirait. C’est bon de se battre pour lui papa.
Mon jardin est un franc succès, et une régulière splendeur de couleurs. Petits pois, goulottes, crucifères, quelques lys tigrés, bleuets, soucis remplissent l’air d’odeurs et de couleurs. J’ai une clôture tout autour pour éloigner les gens, et deux portes, et des chemins en brique. C’est vraiment très bien j’aimerais que tu puisses

 
[P.4]
le voir. La pelouse pour jouer au Dictis est toujours aussi populaire, et j’ai la moitié de l’escadrille assise sur les « terrains », ou jouant à Dictis, tous les après-midi quand le travail ralentit. Mon chien Quirk a bien grandi, et fait un splendide chien de garde. T’ai-je dit que j’ai vu Johnny l’autre jour ? Il est au 48. Tout l’escadrille de Tiddys [?].
J’ai piloté un chasseur Bristol il y a quelques jours. Bon sang c’est une machine épatante. As-tu vu l’annonce dans le Times des fiançailles de mon CO Gossage ?  Egalement mon MC. A propos cela fait deux lettres de plus à ajouter à mon adresse.

Tout mon amour. Garde le sourire.

Bernard

Seine Begegnung mit König Georg V hat einen tiefen Eindruck auf Bernard hinterlassen. Mit Stolz schreibt er: „Es ist gut, für ihn zu kämpfen, Papa.” Die Aufrechterhaltung der Moral sowohl an der Front als auch in der Heimat war von höchster Bedeutung für die Kriegsanstrengungen. Bernard berichtet, dass „alle plötzlich ganz aufgeregt waren, als wir hörten, dass Seine Majestät das Lazarett besuchte“. Bernard berichtet seinem Vater begeistert über das kurze Gespräch mit dem König und erwähnt dabei seine „humorvolle Art“, mit der er „gleich die Herzen der Krankenschwestern gewann“.

König Georg V besuchte oft Krankenhäuser und Lazarette, und seine Auftritte vor seinem Volk während des Krieges gewannen eine hohe Bedeutung. Er war einer der ersten Monarchen, der sich auf diese Weise an die Truppen und die Öffentlichkeit wandte, und die Wirkung, die von diesen Besuchen ausging, war beträchtlich. Trotz der gewaltigen Verluste an Menschenleben und der gefährlichen Aufgaben, die Piloten wie Bernard zu bewältigen hatten, waren viele Männer stolz darauf, für ihren König und ihr Land zu kämpfen. Die Bedrohung durch den Feind war sehr real, und es bedeutete bald mehr als nur eine Pflicht, den Kampf fortzuführen. Besuche von Seiten des Königs oder eines Mitglieds der königlichen Familie trugen erheblich zur Steigerung der Moral bei, wie an der Aussage Bernards zu erkennen ist: „Er gab mir das Gefühl, Bäume ausreißen zu können, wenn er dies wünscht.”

Die Bristol F.2 war ein zweisitziger Doppeldecker, der 1916 sowohl als Kampfflugzeug als auch für Aufklärungseinsätze entwickelt worden war. Bernards erster Flug in dieser Maschine war einer der ersten von vielen, da dieser Flugzeugtyp innerhalb kurzer Zeit an das gesamte Royal Flying Corps und alle Jagdaufklärungsstaffeln ausgeliefert wurde. Die ersten Maschinen dieses Typs wurden im Frühjahr 1917 an die 48. Staffel übergeben und kamen zum ersten Mal während der Frühjahrsschlacht bei Arras zum Einsatz. Aufgrund der hohen Verluste an Maschinen kamen Zweifel an der Leistungsfähigkeit des Flugzeugs auf. Man erkannte jedoch bald, dass die Bristol eine robuste und „herrliche Maschine” war, die sowohl ihre Wendigkeit als auch ihre Vielseitigkeit bei Jagdfliegerstreifen, Luftaufklärungseinsätzen und Angriffen gegen Bodenziele bewies. Die Bristol wurde noch bis 1932 verwendet.

 
Transkription:
 

[S. 1]
Quirk Manor 17.7.17

Lieber Vater!

Kuchen und Ultimatum sind hier eingetroffen, deshalb dieser Brief. Der Kuchen war gut, richte der Bäckerin bitte meinen Dank aus und sage ihr, ich werde ihr bald einen Brief schreiben. Vor ein paar Tagen habe ich etwas Wunderbares erlebt, über das Du dich freuen wirst!
Ich bekam von den Krankenschwestern vom örtlichen Feldlazarett eine Einladung zum Tee. Ich habe sie natürlich sofort gerne angenommen und bin dort pflichtgemäß erschienen. Nach dem Tee waren plötzlich alle ganz aufgeregt, als wir hörten, dass Seine Majestät, der König, den gegenüberliegenden Verbandplatz besuchte. Gemeinsam mit

 
[S. 2]
einigen Ärzten und etwa vierzig Krankenschwestern begab ich mich zum Ende des Lagers, um ihn zu sehen. Er verließ gerade mit einer kleinen Gruppe von Begleitern den Verbandplatz und wollte sich zu seinem Wagen begeben. Als er jedoch die Krankenschwestern erblickte, kam er zu uns herüber. Einer seiner Begleiter fragte, wer der Dienstälteste von uns sei, und einer der Ärzte gab sich als solcher zu erkennen. Als er zu mir kam, erkundigte er sich, ob ich ein Patient sei. Als ich antwortete, ich sei nur ein Besucher, schmunzelte er und fragte mich, wo der Flugplatz sei. Dabei merkte er an, wie abgrundtief böse die Hunnen seien, weil sie diesen besonderen Teil des Landes zerstört hatten!! Ich dachte, er würde noch einmal etwas zu

 
[S. 3]
unserem Flying Corps sagen, was er aber nicht getan hat. Ich finde, er hat niemals besser ausgesehen, und natürlich gewann er mit seiner humorvollen Art gleich die Herzen der Krankenschwestern. Er gab mir das Gefühl, Bäume ausreißen zu können, wenn er dies wünscht. Es ist gut, für ihn zu kämpfen, Papa.
Mein Garten ist ein voller Erfolg und leuchtet in allen Farben. Erbsen, Kresse, Meerviolen, einige Tigerlilien, Kornblumen und Ringelblumen erfüllen die Luft mit Gerüchen und den Garten mit Farben. Ich habe einen Zaun darum angelegt, damit keiner drauftritt, sowie zwei Tore und Ziegelsteinwege. Sieht alles verdammt gut aus, und ich wünschte, Du könntest

 
[S. 4]
es sehen. Der Dictis-Rasen ist beliebt wie eh und je, und nach getaner Arbeit verbringe ich jeden Abend die Hälfte meiner freien Zeit in „meiner Anlage” oder spiele Dictis. Mein Hund Quirk ist schon ganz schön groß geworden und gibt einen fantastischen Wachhund ab.
Habe ich Dir schon erzählt, dass ich vor kurzem Johnny getroffen habe? Er ist bei Tiddys 48. Staffel.
Ich bin vor ein paar Tagen ein Bristol-Kampfflugzeug geflogen. Eine herrliche Maschine, bei Gott. Hast Du in der Times die Bekanntgabe der Verlobung meines Kommodore Gossage gelesen? Er ist auch mein Einsatzleiter. Übrigens, dies hier sind zwei weitere Buchstaben, die Du meiner Adresse hinzufügen musst.
Alles Gute und halt die Ohren steif.

Bernard

 

Bernard Rice

Bernard Rice

When war began Bernard Curtis Rice was an apprentice with the Daimler Car Company. On 7 August 1914 he and his brother drove from the factory in Coventry to Avonmouth, where they joined the Army Service Corps (ASC), Britain’s army transport unit.

Bernard served in France and Flanders as a motor cyclist from 15 August 1914.
On 27 August 1915 Bernard joined the RFC as a Second Lieutenant. He became an Observer and later a Pilot, flying on artillery observation or spotting missions with Nos. 2 and 8 Squadron.


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Bernard Rice