12.10.1916: Jean à l’hôpital | Jean is in the Hospital | Jean ist im Krankenhaus

+ Quatre photos d’un album de Jean Chaput. De la collection du Musée de l’Air et de l’Espace.

+ Four photos from an album of Jean Chaput. From the Collection of the Musée de l’Air et de l’Espace.

+ Vier Fotos aus einem Album von Jean Chaput. Aus der Sammlung des Musée de l’Air et de l’Espace.

 

Le 12 octobre 1916, Jean Chaput quitte Lariboisière, où il était hospitalisé depuis deux mois et demi. C’est bien plus court que ce que son père espérait en l’y accueillant. Le docteur Chaput a rédigé un article scientifique, paru en mars 1917 dans Paris médical, sur la prise en charge du sous-lieutenant Chaput depuis sa blessure jusqu’à sa guérison complète.

Un tel article montre que la guérison rapide et totale de Jean revêtait un caractère exceptionnel et nous permet de connaître de nombreux détails sur cet épisode de la vie de Jean Chaput ainsi que sur la médecine de guerre. Outre une fracture du fémur assortie d’une plaie «  grande comme la paume de la main » là où la balle est sorti de la jambe, Jean souffrait en outre d’une luxation de la rotule. A quoi il faut ajouter des plaies moindres à l’épaule. Chaput a été pris en charge moins d’une heure après avoir atterri, dans le château (Château des Monthairons) visible sur la photo ci-contre où il a été opéré – (nettoyage rapide des plaies), et a reçu un plâtre.

Son transport jusqu’à Paris laissait toutefois à désirer puisque son brancard n’amortissait pas du tout les secousses de la route. A Lariboisière il bénéficie des soins d’un service d’un service de chirurgie de pointe où les méthodes les plus récentes d’anesthésie et de d’asepsie sont utilisées.
Le 12 octobre quand Jean sort de l’hôpital pour aller en convalescence, il ne peut pas fléchir la jambe et marche avec deux béquilles.

On October the 12th 1916, Jean Chaput leaves Lariboisière, where he had been hospitalized for two months and a half. It was way shorter than his father hoped when he took his son in. Doctor Chaput wrote a scientific article, published in March 1917 in Paris medical, about second lieutenant Jean Chaput’s medical care for his wound until complete recovery.

This article shows that Jean’s swift and complete recovery held an unusual aspect and allows us to learn about a lot of details regarding this episode of Jean Chaput’s life and war medicine. Apart form a femur fracture and a wound on the leg “as large as the palm of the hand” where the bullet left, Chaput also suffered from a dislocation of the patella. Not to mention light wounds on the shoulder. Chaput was taken care of less than an hour after landing, in the castle (Château des Monthairons) where he was operated (see attached picture; quick wound cleansing) and was given a plaster.

Moving him to Paris was however hazardous since his stretcher did not absorb the road bumps at all. In Lariboisière he enjoys the care of an advanced surgery service which uses the most recent techniques of anesthesia and asepsis.
On October the 12th when Chaput leaves the hospital to go to convalescence, he can’t bend his leg and walks with two crutches.

 
Lariboisière – Hospital built during the 19th century, in the northern parts of Paris

Am 12. Oktober 1916 verlässt Jean Chaput nach zweieinhalb Monaten das Krankenhaus Lariboisière. Sein Aufenthalt dort war wesentlich kürzer als sein Vater bei seiner Einlieferung erwartet hatte. Im März 1917 erschien in der Zeitschrift Paris médical ein wissenschaftlicher Artikel von Dr. Chaput über die Behandlung von Leutnant (sous-lieutenant) Chaput von seiner Verletzung bis zu seiner vollständigen Genesung.

Dieser Artikel zeigt, dass die schnelle und vollständige Heilung von Jean außergewöhnlich war und gibt uns Einblicke in zahlreiche Details aus diesem Abschnitt des Lebens von Jean Chaput sowie aus der Kriegsmedizin. Neben einer Fraktur des Oberschenkelknochens mit einer „handtellergroßen“ Wunde an der Stelle, an der die Kugel das Bein durchschlug, litt Jean unter einer Verrenkung der Kniescheibe. Hinzu kamen kleinere Wunden an der Schulter. Chaput wurde weniger als eine Stunde nach seiner Landung in dem auf nebenstehendem Foto abgebildeten Schloss (Château des Monthairons) behandelt, operiert (schnelle Säuberung der Wunden) und bekam einen Gips.

Sein Transport nach Paris ließ jedoch zu wünschen übrig, da seine Bahre die Erschütterungen der Straße nicht dämpfen konnte. In Lariboisière wurde er von einer hervorragenden chirurgischen Abteilung behandelt, in der die neuesten Anästhesie- und Asepsisverfahren angewandt wurden.
Als Jean am 12. Oktober das Krankenhaus verließ, um seine Genesung anzutreten, konnte er das Bein nicht beugen und ging an zwei Krücken.

Jean Chaput

Jean Chaput

Jean Chaput naît à Paris le 17 septembre 1893 ; son père, Henri, est un éminent chirurgien de l’hôpital Lariboisière. De 1905 à 1907, il reçoit une éducation sportive de haut niveau en Angleterre.
Encore étudiant à la mobilisation, il entre au service actif le 17 août. Intégré dans l’aviation, il reçoit son brevet militaire à Avord, le 21 novembre sur Voisin.
Arrivé au front à l’escadrille C 28 le 17 février 1915, il est rapidement promu caporal puis sergent. Il est nommé sous-lieutenant le 25 mars 1916 puis lieutenant le 1er avril 1918, et, dix jours après, il reçoit le commandement de l’escadrille S 57.
Blessé lors de combats aériens à plusieurs reprises, il est mortellement atteint le 6 mai 1918, près de Welles-Pérennes, dans l’Oise.

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