09.07.1915: Jean est blessé en combat aérien| Jean Was Injured During an Air Combat | Jean wird beim Luftkampf verletzt

+ Von einem MG-Geschoss durchschlagenes Flugbuch von Jean Chaput, 1915. Aus der Sammlung des Musée de l’Air et de l’Espace.

+ Flight logbook of Jean Chaput, penetrated by a machine-gun bullet, 1915. From the Collection of the Musée de l’Air et de l’Espace.

+ Carnet de Jean-Chaput traversé par une balle de mitrailleuse, 1915. De la collection du Musée de l’Air et de l’Espace.

 

D’après la citation à l’ordre de l’armée qu’il reçut pour avoir rempli « avec succès depuis plusieurs mois sur sa demande le double rôle de pilote d’artillerie sur Caudron et de pilote de bombardement sur Morane », Jean « a été blessé, le 9 juillet 1915, au cours d’un combat aérien », au sujet duquel subsistent peu de témoignages.

Toutefois, le médecin qui secoure Jean, assiste au combat depuis l’ambulance et écrit à son confrère le Dr Chaput, père de Jean, qu’il a vu un avion allemand tirer à la mitrailleuse sur l’appareil de son fils. «L’unique blessure est légère », une balle de mitrailleuse a « labouré » la paume de Jean en faisant d’importants dégâts sur son index. Le doigt est insensible. Une blessure à la paupière rappelle que les balles de mitrailleuses blessent aussi indirectement les pilotes en provoquant des dégâts dans l’appareil. Jean aurait pu être gravement blessé à la poitrine mais son carnet de note, son porte cigarette et enfin sa médaille militaire- qui sont ici photographiés – ont dévié la balle qui n’a finalement provoqué qu’une « éraflure ».

Malgré ses blessures, Jean parvient à poser son avion. Secouru dans les minutes qui suivent, il est transporté à Paris, à l’hôpital Lariboisière où travaille son père.
Le combat s’est probablement déroulé sur un Caudron G3, que Jean pilotait pour montrer les lignes ennemies au lieutenant Dreyfus, officier d’artillerie. Le médecin évoque un « avion allemand grimé ». D’après un article paru dans la presse le 27 juillet 1915, les Allemands auraient piloté un avion français préalablement capturé. Mais dans un autre article paru en 1917, on évoque plutôt un avion ressemblant à s’y méprendre au Morane Parasol français : le Fokker, d’autant plus difficile à identifier en juillet 1915, qu’il vient tout juste de faire son apparition sur le front.

Laut einer ehrenvollen Erwähnung der Armee, die Jean dafür erhielt, dass er über mehrere Monate auf seinen Wunsch hin sowohl als Artilleriepilot auf der Caudron als auch als Bombardierungspilot auf der Morane erfolgreich eingesetzt wurde, wurde er am 9. Juli 1915 während eines Luftkampfes verletzt. Einzelheiten sind kaum bekannt, aber es gibt mehrere Zeugenaussagen.

So hat der Arzt, der ihm zur Hilfe kam, dem Kampf vom Krankenwagen aus beigewohnt und seinem Kollegen Dr. Chaput, dem Vater von Jean, geschrieben, dass er gesehen habe, wie ein deutsches Flugzeug die Maschine seines Sohnes mit einem Maschinengewehr beschossen habe. Jean habe nur eine leichte Verletzung davon getragen, die Kugel eines Maschinengewehrs habe die Handfläche von Jean gestreift und dabei seinen Zeigefinger ernsthaft verletzt. Der Finger war taub und der Arzt wusste nicht, ob Jean ihn jemals wieder bewegen kann. Eine Verletzung am Lid zeigt, dass die Kugeln von Maschinengewehren auch indirekt die Piloten verletzten, indem sie Schäden in der Maschine verursachten. Jean hätte sich auch ernsthafte Verletzungen an der Brust zuziehen können, doch sein Notizbuch, sein Zigarettenetui und nicht zuletzt seine Militärmedaille, die hier abgebildet sind, haben ein tieferes Eindringen der Kugel verhindert, so dass er mit einer Schramme davon kam. Jean landete seine Maschine trotz seiner Verletzung gekonnt und wurde kurz darauf medizinisch versorgt und anschließend ins Krankenhaus Lariboisière in Paris gebracht, in dem sein Vater arbeitete. Während seiner langen Genesung würde Jean wenig schreiben.

Der Kampf wurde sehr wahrscheinlich von einer Caudron G3 aus geführt, an Bord derer sich neben Jean noch ein Beobachter namens Dreyfus befand, der sich dafür entschuldigte, der indirekte Grund für den Vorfall zu sein. Möglicherweise flogen die Deutschen bei diesem Luftkampf mit einem zuvor erbeuteten französischen Flugzeug. Ein Presseartikel vom 27. Juli 1915 bestätigte diese Möglichkeit, die – wenn auch nicht erwiesen – keinesfalls abwegig erschien. Es handelte sich um eine allseits bekannte Kriegspraxis, deren taktisches Interesse auf der Hand liegt. Dies würde auch die Zeugenaussage des Arztes erklären, der von einem getarnten deutschen Flugzeug sprach.

According to the army citation he received for having “successfully fulfilled his dual role of Caudron fighter pilot and Morane bomber pilot“, Jean “was injured on 9 July 1915 during an air combat“. Only very few details of the combat exist, but several testimonies are still available.

The doctor who rescued him assisted in the fight from the ambulance, and sent a letter to his colleague Dr Chaput – Jean’s father – saying that he saw a German craft shoot down his son’s plane with a machine gun. “His sole injury was a slight one“: a machine gun bullet “butchered” jean’s palm and seriously damaged his index finger. He has no feeling in his finger, and the doctor does not yet know if it will ever come back. His injured eyelid reminds us that machine gun bullets also indirectly wound the pilots by causing serious damage to the planes. Jean could have suffered a serious injury to the chest, but his notebook, cigarette holder and military medal (see photograph) stopped the bullet, which only slightly “scraped him“. Although injured, Jean managed to skilfully land his plane and was rescued within minutes and sent to Paris – to the Lariboisière hospital where his father worked. During his long recovery, Jean only wrote very little.

The fight quite probably happened on the Caudron G3, on board which Jean was accompanied by an observer named Dreyfus who apologises for having been the “indirect cause” of the accident. The Germans may have been flying a previously captured French plane. An article published on 27 July 1915 confirms this fact, which was far from being absurd: This is a proven warfare practice. The tactical side is obvious, and it would explain the testimony left by the doctor, who spoke of a “makeshift German plane“.


Jean Chaput

Jean Chaput

Jean Chaput naît à Paris le 17 septembre 1893 ; son père, Henri, est un éminent chirurgien de l’hôpital Lariboisière. De 1905 à 1907, il reçoit une éducation sportive de haut niveau en Angleterre.
Encore étudiant à la mobilisation, il entre au service actif le 17 août. Intégré dans l’aviation, il reçoit son brevet militaire à Avord, le 21 novembre sur Voisin.
Arrivé au front à l’escadrille C 28 le 17 février 1915, il est rapidement promu caporal puis sergent. Il est nommé sous-lieutenant le 25 mars 1916 puis lieutenant le 1er avril 1918, et, dix jours après, il reçoit le commandement de l’escadrille S 57.
Blessé lors de combats aériens à plusieurs reprises, il est mortellement atteint le 6 mai 1918, près de Welles-Pérennes, dans l’Oise.

More Information|Mehr Informationen|plus d'informations
Jean Chaput